Distances de sécurité conseillées

Définition de « distances de sécurité »

J’ai trouvé utile de mettre en perspective les risques d’exposition aux pollutions électromagnétiques, en utilisant des « distances de sécurité ». Ces distances permettent d’évaluer les risques associés à l’utilisation quotidienne de divers appareils et infrastructures techniques présentes dans notre environnement, telles que les antennes-relais et les lignes électriques.

Les « distances de sécurité » indiquent des éloignements au-delà desquels les niveaux de rayonnement mesurés sont généralement trop faibles, par rapport aux seuils biocompatibles recommandés, pour affecter notablement le vivant et la santé de la majorité d’entre nous.

Limites des distances de sécurité

Il est important de noter que les distances de sécurité mentionnées s’appliquent aux personnes non électrosensibles. Pour les personnes électrohypersensibles, malheureusement, un simple éloignement au-delà des distances de sécurité ne suffira pas. De nombreuses autres précautions, adaptations et protections seront nécessaires.

Ces distances de sécurité sont des mesures de précaution à considérer lorsque les divers facteurs favorisant un niveau élevé de pollution électromagnétique sont inconnus. Elles offrent une première indication de l’amplitude du rayonnement des sources de pollution électromagnétique et des risques potentiels à proximité de ces sources, en l’absence de toute mesure préalable de l’intensité réellement émise et de toute correction apportée (par mise à la terre, pose d’écrans, d’IAC, etc.).

L’avantage de cet indicateur est sa simplicité d’appréhension pour tous. Il renseigne indirectement sur l’intensité des différentes sources de pollution et sur l’éloignement nécessaire pour rester à l’abri du risque électromagnétique. Plus on s’éloigne d’une source de champ électromagnétique (CEM), plus la densité de puissance (en watt par mètre carré) reçue diminue, proportionnellement à l’inverse du carré de la distance (en champ lointain). Pour des sources de puissance comparable, il existe un éloignement au-delà duquel la puissance reçue devient négligeable, même par rapport à des seuils de précaution élevés.

Il est toutefois crucial de ne pas utiliser ces « distances de sécurité » en sens inverse, c’est-à-dire en les transformant en « seuils de danger ». En deçà des distances de sécurité, il existe un risque mais pas nécessairement un danger avéré en toutes circonstances. Il n’est pas évident d’estimer ce risque. Une manière de procéder pourrait être de connaitre la puissance d’émission de chaque modèle d’appareil, de chaque série produite et de simuler informatiquement la manière exacte dont les ondes se propagent dans l’environnement immédiat de la source et du lieu analysé. Mais parmi les différentes approches envisageables, une mesure de la puissance réellement reçue reste la méthode la plus sure pour estimer le risque.

Par exemple, si une distance de sécurité recommandée est de plus de 1 mètre d’éloignement d’un appareil, en fonction de nombreux facteurs, vous pourriez commencer à être exposé.e à un risque déjà à moins de 1 mètre, à moins de 50 cm, ou à moins de 20 cm, voire dans certains cas à aucun risque, même en étant en contact direct avec l’appareil. Cela dépend de nombreux facteurs.

Facteurs influant sur les risques électromagnétiques

Les risques électromagnétiques peuvent varier en fonction de nombreux facteurs, que l’on peut regrouper en différentes catégories :

Facteurs liés à la source

– Distribution spatiale des CEM : Par exemple, les lobes des antennes-relais.
– Modèle et puissance de l’appareil : Incluant le Débit d’Absorption Spécifique (DAS) et la puissance réelle.
– Éléments et composants internes : Comme les transformateurs.
– Type de CEM émis : Champ électrique, champ magnétique, ondes électromagnétiques, etc.
– Fréquences d’émission : Variantes spécifiques selon les appareils.
– Formes d’ondes : Par exemple, ondes FM ou pulsées.

Facteurs liés aux conditions d’utilisation

– Réglages spécifiques : Tel que le mode « Eco DECT » activé ou non sur les téléphones sans fil DECT.
– Personnalisations et modifications : Applications installées et autres ajustements.
– Mode d’utilisation : Connecté par câble, en Wi-Fi, 4G, 5G, etc.
– Connexion à la terre : Si l’appareil est relié à la terre ou non.

Facteurs liés aux conditions d’exposition

– Distance de la source : La proximité par rapport à la source d’émission.
– Durée d’exposition : Que ce soit quelques minutes ou plusieurs années.
– Parties du corps exposées : Tête, organes génitaux, etc.
– État de veille ou de sommeil : Si le corps est en phase de veille active ou de sommeil.

Facteurs individuels

– Sensibilité individuelle : Variations dans la sensibilité de chacun, incluant l’électrohypersensibilité.
– Âge et état de santé : Facteurs spécifiques à chaque individu exposé.

Cette liste montre que la distance par rapport à la source d’émission est un facteur crucial, mais ce n’est qu’un élément parmi de nombreux autres à considérer. Chacun de ces facteurs peut influer de manière significative sur les risques électromagnétiques et doit être pris en compte pour une évaluation complète et précise.

Méthodologie d’élaboration du tableau

Pour élaborer ce tableau, j’ai d’abord fait une sélection des appareils et infrastructures les plus couramment rencontrés et dont les émissions électromagnétiques peuvent être significatives en fonction de la distance à laquelle nous nous trouvons habituellement. Les distances de sécurité indiquées sont le résultat des nombreuses mesures que j’ai effectuées. Pour simplifier, j’ai parfois arrondi légèrement les distances.

Ces distances sont issues de mon expérience personnelle et ne représentent pas une étude formelle avec des mesures précises au centimètre près, ni basées sur des échantillons statistiquement significatifs. Néanmoins, elles reflètent les différents cas rencontrés au fil du temps.

Dans plus de 80% des situations, au-delà des distances de sécurité indiquées, les niveaux d’exposition que j’ai mesurés n’étaient plus préoccupants. Pour les autres cas, les niveaux d’émission restaient modérés, explicables, et avec différentes solutions disponibles pour les neutraliser totalement ou partiellement. La pertinence de ces distances dépend du niveau de précaution que vous souhaitez adopter.

Tableau des distances de sécurité et des fréquences émises

Classification des fréquences émises au sein du spectre électromagnétique :

CE : champ électrique 50-60 Hz (super basse fréquence SLF de 30 à 300 Hz)
CM : champ magnétique 50-60 Hz (super basse fréquence SLF de 30 à 300 Hz)
OEM.BF : ondes électromagnétiques en basses fréquences (VLF et LF) : de 3 kHz à 300 kHz
OEM.HF : ondes électromagnétiques en hautes fréquences (VHF, UHF, SHF et EHF) : de 30 MHz à 300 GHz

Appareil ou infrastructure

Distance de sécurité

CE

CM

OEM.BF

OEM.HF

Télévision (écran plat)

0,8 m

CE

CM

Radio-réveil

0,8 m

CE

CM

Ampoules basse consommation

0,8 m

CE

CM

10 à 300 kHz

Lampe de chevet

1 m

CE

CM

Lampe de bureau

0,8 m

CE

CM

Luminaire sans terre

1,5 m

CE

CM

Radiateur électrique

1,5 m

CE

CM

Four à micro-ondes

4 m

CE?

CM?

HF

Plaqes à induction

2 m

CE?

CM?

20 à 100 kHz

Compteur Linky

1 m

CE

CM

35,9 à 90,6 kHz

Transformateur EDF

10 m

CE

CM

Ligne électrique EDF

10 à 250 m

CE

CM

Antenne relais

500 m

HF

Babyphone

3 m

CE

HF

Box / routeur Wifi

3 m

HF

Téléphone sans fil DECT

2,5 m

CE

HF

Ordinateur (Wifi)

3 m

CE

CM

HF

Tablette (Wifi, 4g, 5g)

3 m

HF

Smartphone (Wifi, 4g, 5g)

3 m

HF

Appareil ou infrastructure

Distance de sécurité

CE

CM

OEM.BF

OEM.HF

Télévision (écran plat)

0,8 m

CE

CM

Radio-réveil

0,8 m

CE

CM

Ampoules basse consommation

0,8 m

CE

CM

10 à 300 kHz

Lampe de chevet

1 m

CE

CM

Lampe de bureau

0,8 m

CE

CM

Luminaire sans terre

1,5 m

CE

CM

Radiateur électrique

1,5 m

CE

CM

Four à micro-ondes

4 m

CE?

CM?

HF

Plaqes à induction

2 m

CE?

CM?

20 à 100 kHz

Compteur Linky

1 m

CE

CM

35,9 à 90,6 kHz

Transformateur EDF

10 m

CE

CM

Ligne électrique EDF

10 à 250 m

CE

CM

Antenne relais

500 m

HF

Babyphone

3 m

CE

HF

Box / routeur Wifi

3 m

HF

Téléphone sans fil DECT

2,5 m

CE

HF

Ordinateur (Wifi)

3 m

CE

CM

HF

Tablette (Wifi, 4g, 5g)

3 m

HF

Smartphone (Wifi, 4g, 5g)

3 m

HF

Commentaires sur la distance de sécurité de 1 mètre pour les lampes de chevet

En attendant la publication de futurs articles dédiés à mes observations empiriques concernant divers appareils et les distances de sécurité associées, voici un aperçu de la manière dont j’ai conclu qu’une distance de sécurité de 1 mètre était appropriée pour les lampes de chevet.

Tout d’abord, rassurez-vous, vous ne courez aucun risque immédiat en vous approchant à moins d’un mètre de votre lampe de chevet pendant quelques instants ! 😊 C’est comparable à boire un verre de soda sucré ou à respirer l’air pollué lors d’un embouteillage. Cependant, une exposition répétée et prolongée peut présenter des risques plus probables. Des décennies ont été nécessaires pour que les dangers du sucre, des particules fines, de l’amiante et de certains médicaments soient officiellement reconnus.

Les pollutions électromagnétiques sont un des nombreux risques environnementaux. Depuis 2011, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC à Lyon) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classe les champs électromagnétiques de radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B) ». En dehors des effets thermiques des ondes, seuls retenus pour établir les normes en France, les risques biologiques restent mal estimés. À ce jour, le danger n’est ni certain ni impossible.

Actuellement, seuls les liens entre la proximité de lignes à haute tension et la survenue de leucémies, ainsi que l’usage intensif du téléphone portable et certains cancers du cerveau, sont officiellement reconnus. Les connaissances scientifiques évoluent constamment et ce que nous savons aujourd’hui pourrait changer demain. Espérons que les recherches futures clarifieront rapidement les risques liés aux CEM et que la liste des méfaits avérés ne sera pas trop longue. Car sous couvert d’un monde meilleur avec une multitude d’objets connectés (en tous lieux et communicant en temps réel), le déploiement accéléré des technologies sans fil (en particulier de la 5G) a pris le pas sur tout principe de précaution.

Pour en revenir à la distance de sécurité de 1 mètre pour une lampe de chevet, si vous n’êtes pas électrohypersensible (EHS), il n’y a aucune raison de croire qu’une lampe de chevet standard située à plus d’un mètre puisse affecter votre santé à long terme (cancers, maladies neurodégénératives) ou votre bien-être (qualité du sommeil, fatigue). À moins d’un mètre, à moyen terme ou à long terme et selon les niveaux réels d’exposition, par contre le débat reste ouvert.

Les lampes de chevet, généralement de petite taille, émettent moins que les grands luminaires métalliques non reliés à la terre. Cependant, nous passons de nombreuses années à leur proximité. Le champ électrique provient non seulement de la lampe, mais aussi du câble d’alimentation. Le sens de branchement de la prise électrique est crucial : selon que la tension de la phase alimente la lampe avant d’arriver à l’interrupteur ou non, les niveaux de champ électrique varient énormément.

Les matériaux environnants (table de chevet, murs, position du câble d’alimentation, contact avec le lit) jouent également un rôle. Les grandes structures métalliques sont particulièrement propices à rayonner un champ électrique intense. Avec un branchement incorrect de la prise électrique, à moins de 50 cm de la tête, les niveaux de champ électrique peuvent être trop élevés. Au-delà d’un mètre, les niveaux mesurés deviennent plus biocompatibles, même avec des conditions défavorables.

Malheureusement, une table de chevet placée à plus d’un mètre n’est pas très pratique, j’en conviens. Pour pouvoir la conserver à moins d’un mètre du lit en toute sécurité, il est recommandé de mesurer ou de tester le champ réellement rayonné et d’adapter, si nécessaire, le branchement de la prise électrique. Le test et l’adaptation éventuelle prennent moins d’une minute avec un simple testeur de tension électrique sans contact.

Précisions sur les différentes sources et les distances du tableau

En attendant la publication de futurs articles détaillés pour la plupart des sources du tableau, voici quelques observations succintes issues de mon expérience et de nombreuses mesures.

Télévision (écran plat)

Les écrans plats modernes, contrairement aux anciens écrans cathodiques, posent rarement des problèmes de pollution électromagnétique significatifs. Je n’ai encore jamais rencontré de cas.

Radio-réveil

La pollution électromagnétique dépend du modèle, du transformateur et de l’emplacement du câble d’alimentation par rapport au lit.

Ampoules basse consommation

Les ampoules fluo-compactes sont particulièrement problématiques, émettant généralement à une fréquence d’environ 40 kHz.

Lampe de chevet

Le champ électrique des lampes de chevet (surtout lorsqu’elles sont éteintes) n’est généralement pas négligeable. Il est crucial de réduire le stress électromagnétique pendant le sommeil pour permettre au corps de se régénérer sereinement.

Lampe de bureau

Tout comme les lampes de chevet, les lampes de bureau émettent souvent des champs électriques non négligeables.

Luminaires (sans mise à la terre)

Certains luminaires, tels que les lampadaires et les lustres, avec une structure métallique importante, peuvent agir comme des antennes émettrices de champs électriques, même lorsqu’ils sont éteints.

Radiateur électrique

Les radiateurs électriques génèrent des champs électriques et surtout des champs magnétiques puissants lorsqu’ils sont en fonctionnement.

Four à micro-ondes

Les micro-ondes émettent des champs électromagnétiques principalement lorsqu’ils sont en fonctionnement. Dans la grande majorité des cas, toutefois, l’exposition reste limitée à quelques minutes par jour.

Plaques à induction

Les champs électromagnétiques des plaques à induction sont puissants, même si l’on ne passe pas des heures à cuisiner à proximité.

Compteur Linky

Les compteurs Linky émettent des Courants Porteurs en Ligne (CPL) qui peuvent se diffuser dans tous les circuits électriques. Ces CPL peuvent également être présents chez vous du fait des compteurs Linky des voisins. Certaines personnes sont particulièrement sensibles à ces fréquences, indépendamment de leur intensité.

Transformateur EDF

Les transformateurs EDF sont des sources de champs électriques et magnétiques puissants.

Ligne électrique EDF

Les lignes électriques, en particulier les lignes à très haute tension, sont des sources importantes de champs électriques et magnétiques. L’intensité des champs et la distance de sécurité croissent proportionnellement avec la tension des lignes.

Antenne relais

Utilisez le guide pour localiser les antennes relais à proximité et déterminez si vous vous trouvez dans leur axe d’émission.

Babyphone

Les babyphones émettent des ondes électromagnétiques puissantes, potentiellement dangereuses pour les bébés. Vérifiez les réglages disponibles, éloignez le babyphone autant que possible du bébé et interposez un écran (transparent éventuellement) pour réduire la densité de puissance reçue par le bébé.

Box Wifi

Votre box WiFi, ainsi que celles de vos voisins, peuvent être des sources de pollution électromagnétique significative.

Téléphone sans fil DECT

Selon les réglages par défaut, en sortie d’usine, ces téléphones émettent à forte puissance 24h/24 alors que vous ne vous en servez pas ! Activez le mode « Eco Dect » pour neutraliser les émissions en veille.

Ordinateur (mode Wifi)

Les ordinateurs émettent des pollutions multiples : WiFi, ondes électromagnétiques à proximité du microprocesseur, champ électrique et champ magnétique lorsqu’ils sont branchés sur secteur. Remplacer le WiFi par un câble ne résout pas totalement le problème, surtout si vous utilisez un ordinateur portable sur vos cuisses, près du bas ventre.

Tablette (Wifi, 4G, 5G)

Les tablettes émettent des pollutions similaires à celles des ordinateurs. Elles ont l’avantage d’être moins souvent branchées sur secteur. Par contre, elles sont plus systématiquement en contact rapproché avec diverses parties du corps.

Smartphone (Wifi, 4G, 5G)

Les smartphones sont la source principale d’ondes électromagnétiques. Limitez leur usage, choisissez des modèles avec un DAS réduit, désinstallez les applications inutiles qui émettent à votre insu, ne l’utilisez pas pendant les transports (à pleine puissance en voiture, train, métro…), éloignez-les de vous autant que possible, surtout pendant le sommeil, utilisez le mode avion ou désactivez les échanges de données mobile, via Wifi ou via bluetooth à chaque fois que cela est possible.

Utilité du tableau

En dépit des limites et des mises en garde évoquées précédemment, les distances de sécurité sont-elles vraiment utiles ? En l’absence de mesures précises dans votre environnement quotidien, la réponse est oui. Ces distances offrent plusieurs avantages.

Tout d’abord, elles aident à réduire certaines inquiétudes et à en relativiser d’autres. Elles peuvent également vous alerter sur des risques insoupçonnés et vous permettre d’identifier les sources de CEM les plus problématiques dans votre environnement spécifique.

Enfin, parmi les différentes solutions pour réduire le risque électromagnétique, ces distances indiquent dans quelle mesure un simple éloignement peut déjà contribuer à limiter ce risque. En somme, elles constituent un outil précieux pour commencer à améliorer la sécurité et le bien-être dans votre espace quotidien.

Quelques exemples d’utilisation des distances de sécurité

Voici quelques scénarios fictifs mais réalistes pour lesquels vous pouvez vous référer au tableau des distances de sécurité afin d’orienter vos choix.

Cas n°1 : Acheter une maison à l’écart des antennes-relais

Vous projetez d’acheter une maison à la campagne et pensez avoir trouvé la maison de vos rêves en pleine nature. Aucun pylône de haute tension en vue, mais un château d’eau avec plusieurs antennes est visible au loin. Vous vous demandez si l’intensité des ondes pourrait poser problème.

Consultez le tableau des distances de sécurité pour les antennes-relais et vérifiez si la maison se situe à plus de 500 mètres des antennes-relais. Au-delà de cette distance, l’intensité des ondes est généralement acceptable pour la majorité des personnes. Si la distance est inférieure, avant de vous engager dans cet achat, suivez le guide d’utilisation de Cartoradio pour estimer plus précisément la distance des antennes-relais et les directions des émissions d’ondes. Pour une évaluation plus précise, envisagez également de faire des mesures. Des solutions gratuites ou économiques de mesure des ondes existent.

Cas n°2 : Éliminer le Wi-Fi de votre maison

Vous passez beaucoup de temps sur votre tablette connectée en Wi-Fi et vous vous demandez si cette habitude est risquée.

Consultez le tableau. Les distances de sécurité pour une box Wi-Fi comme pour une tablette connectée en Wi-Fi sont de 3 mètres. Vous pouvez maintenir une distance de 3 mètres avec la box, mais le risque persiste lors de l’utilisation de la tablette. Une première mesure de précaution serait d’éteindre complètement la tablette la nuit ou de la mettre en mode avion. Pour éliminer totalement les émissions, envisagez de connecter la tablette à Internet via un câble. Même lorsque vous consulter internet depuis une pièce différente de la box, des solutions sans Wifi existent. Pour cela combinez par exemple, un câble réseau, un adaptateur USB sur la tablette, des boîtiers CPL et des prises électriques avec interrupteurs télécommandés sur les boîtiers CPL.

Cas n°3 : Neutraliser les sources de pollutions électromagnétiques les plus importantes

Vous cherchez à neutraliser les unes après les autres les diverses sources de pollution électromagnétique dans votre maison. Malgré l’absence de Wi-Fi chez vous, votre smartphone détecte toujours un réseau Wi-Fi provenant probablement de vos voisins.

Consultez la distance de sécurité pour une box Wi-Fi, qui est de 3 mètres. Si vos voisins sont à plus de 3 mètres, ce réseau ne devrait pas être préoccupant, surtout si vous n’êtes pas électrohypersensible. Examinez, en priorité, les autres sources potentielles de pollution dans votre maison qui pourraient nécessiter plus d’attention.

Cas n°4 : Profiter de son fauteuil sans crainte des pollutions électromagnétiques

Vous passez beaucoup de temps sur votre fauteuil favori, à lire ou regarder la télévision, entouré de divers appareils électriques. Vous vous demandez si la télévision, le téléphone sans fil DECT et le lampadaire à proximité peuvent vous affecter.

Consultez les distances de sécurité pour ces appareils. Pour la télévision, une distance de 0,8 mètre est suffisante. Pour le téléphone sans fil DECT, une distance de 3 mètres est recommandée. Plutôt que d’éloigner le téléphone et si le modèle le permet, envisagez plutôt d’activer le mode « Eco DECT » pour réduire les émissions. Pour le lampadaire, celui-ci peut rayonner jusqu’à 1,5 mètres même éteint. Plutôt que de l’éloigner, ce qui limiterait son intérêt, vérifiez si la prise est branchée correctement, avec un simple testeur de tension sans contact, pour minimiser le champ électrique.

Cas n°5 : Rester joignable de nuit sur smartphone sans être exposé aux ondes

Votre travail vous impose de rester joignable la nuit en cas d’urgence. Vous devez donc garder votre smartphone allumé à proximité.

Consultez la distance de sécurité pour un smartphone, qui est de 3 mètres, même en veille. Une première solution est de placer le téléphone à plus de 3 mètres de vous avec le volume au maximum. Sinon, désactivez les données mobiles, Wi-Fi et Bluetooth avant de vous coucher. Ainsi, le smartphone restera joignable tout en réduisant significativement les émissions d’ondes, préservant votre sommeil et votre santé à long terme.